Gros gros match
L'Angleterre, effectivement, n'est pas au mieux. Depuis son titre mondial il y a quatre ans, le XV de la Rose se
traîne comme une âme en peine et collectionne les défaites (pas moins de 26). Privé des tauliers qui avaient fait sa force, il manque sérieusement de plusieurs ingrédients indispensables dans le rugby moderne: la hargne, l'expérience, l'intelligence. Brian Ashton, le troisième entraîneur depuis le titre, fait ce qu'il peut pour reconstruire une équipe, mais cherche visiblement la bonne formule entre les rescapés de 2003 (ils sont douze) et les jeunes pousses. Mais la mayonnaise ne prend pas. Et comme si cela ne suffisait pas, les All White sont décimés par les absences pour ce choc. Le capitaine Phil Vickery, la pierre angulaire du pack, est suspendu, Jonny Wilkinson, comme d'habitude serait-on tenté de dire, est blessé. Son remplaçant, Olly Barkley, est lui aussi forfait, et l'Angleterrre se prépare à défier l'Afrique du Sud sans ouvreur de métier.
La solution de repli ne rassure pas non plus, puisque Ashton avait d'abord décidé de confier les clés du camion à Andy Farrell, hier encore surperstar du rugby à XIII, et qui n'a dans les jambes que deux ans de quinze, pour six petites sélections. C'est même lui qui aura la lourde tâche de buter. A moins qu'au dernier moment, le numéro 10 soit enfilé par Mike Catt, placé au départ en premier centre/deuxième ouvreur, pour soulager le joueur des Saracens. Mais dans un match aussi compliqué que celui-là, il paraît risqué de tenter de telles expérimentations. Le point de vue de Rob Andrew, tout en flegme britannique, se veut pourtant optimiste: «Il est juste de dire que Brian a beaucoup de questions à régler si vous regardez les circonstances. C'est un défi immense, mais dans une course de deux chevaux, chacun a sa chance». Il faut quand même se souvenir que les Springboks ont mis deux raclées aux Anglais il y a trois mois (55-22 et 58-10). Et que la dernière défaite anglaise en Coupe du monde date du quart de finale en 1999, contre...l'Afrique du Sud de Jamie de Beer. On peut sans doute s'attendre à un énorme combat physique, avec un premier quart d'heure crucial. On voit cependant mal les Anglais dompter les gazelles sud-africaines.
traîne comme une âme en peine et collectionne les défaites (pas moins de 26). Privé des tauliers qui avaient fait sa force, il manque sérieusement de plusieurs ingrédients indispensables dans le rugby moderne: la hargne, l'expérience, l'intelligence. Brian Ashton, le troisième entraîneur depuis le titre, fait ce qu'il peut pour reconstruire une équipe, mais cherche visiblement la bonne formule entre les rescapés de 2003 (ils sont douze) et les jeunes pousses. Mais la mayonnaise ne prend pas. Et comme si cela ne suffisait pas, les All White sont décimés par les absences pour ce choc. Le capitaine Phil Vickery, la pierre angulaire du pack, est suspendu, Jonny Wilkinson, comme d'habitude serait-on tenté de dire, est blessé. Son remplaçant, Olly Barkley, est lui aussi forfait, et l'Angleterrre se prépare à défier l'Afrique du Sud sans ouvreur de métier.La solution de repli ne rassure pas non plus, puisque Ashton avait d'abord décidé de confier les clés du camion à Andy Farrell, hier encore surperstar du rugby à XIII, et qui n'a dans les jambes que deux ans de quinze, pour six petites sélections. C'est même lui qui aura la lourde tâche de buter. A moins qu'au dernier moment, le numéro 10 soit enfilé par Mike Catt, placé au départ en premier centre/deuxième ouvreur, pour soulager le joueur des Saracens. Mais dans un match aussi compliqué que celui-là, il paraît risqué de tenter de telles expérimentations. Le point de vue de Rob Andrew, tout en flegme britannique, se veut pourtant optimiste: «Il est juste de dire que Brian a beaucoup de questions à régler si vous regardez les circonstances. C'est un défi immense, mais dans une course de deux chevaux, chacun a sa chance». Il faut quand même se souvenir que les Springboks ont mis deux raclées aux Anglais il y a trois mois (55-22 et 58-10). Et que la dernière défaite anglaise en Coupe du monde date du quart de finale en 1999, contre...l'Afrique du Sud de Jamie de Beer. On peut sans doute s'attendre à un énorme combat physique, avec un premier quart d'heure crucial. On voit cependant mal les Anglais dompter les gazelles sud-africaines.
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