Les Boks en finale

Publié le par thyouz

LA FORCE TRANQUILLE
L'Afrique du Sud a mis fin à l'épopée de l'Argentine grâce à une première période très tranchante et à une rigueur dans le combat qui a neutralisé le plan de jeu habituel des Pumas (37-13). Elle retrouvera l'Angleterre en finale, cette équipe qu'elle a rossée (36-0) au même endroit il y a un mois. L'Argentine jouera le match de classement contre la France, 141007-habana-joie-310.jpgbattue (17-12) lors du match d'ouverture. 
Les Boks prêts à égaler les Wallabies
L'Angleterre et l'Afrique du Sud vont se retrouver samedi en finale de la Coupe du monde pour égaler l'Australie avec deux victoires en six éditions. Ils étaient nombreux, au Stade de France, dimanche soir, à avoir le petit doigt qui parlait, et ces petits doigts disaient que les Springboks n'avaient peut-être pas tort d'avancer, ces dernières semaines, avec cette arrogance qu'on pardonne bien aux All Blacks, mais qui semble chez eux un insupportable défaut (mais d'où venaient ces hallucinants torrents de sifflet pendant la haie d'honneur ?). La brillance avec laquelle ils ont sorti l'Argentine de la compétition (37-13, quatre essais à un), autant que le souvenir d'un 36-0 encore chaud, désigne déjà l'équipe de Jake White comme l'équipe la plus complète, équilibrée et efficace de la compétition, à une marche du titre mondial qui la fuit depuis 1995, date de sa seule finale jusqu'ici. En une seule mi-temps (24-6 au repos), elle avait infligé trois essais à la défense argentine. Les Pumas, jusqu'ici, en avaient encaissé autant en cinq rencontres. Sur 80 minutes, elles a livré sa partition la plus propre depuis la victoire contre la Rose. Chahutée en mêlée mais ultra-souveraine en touche, l'Afrique du Sud est restée droite comme i ,sous les chandelles et la roublardise des Argentins, lesquels ne furent jamais capables de faire fructifier leur jeu de gagne-terrain, subissant le plus souvent le jeu au près.
Derrière, Montgomery a retrouvé sa régularité de métronome face aux poteaux (17 points sur 17 possibles). Et puis, le cocktail de puissance et de vitesse imprimé par les hommes en vert, après des libérations clean au possible, a fait exploser la nation qui a vu deux de ses hommes nommés cette semaine pour le titre du meilleur du monde IRB. Hasard ou coïncidence, ces deux magnifiques joueurs que sont Felipe Contepomi et Juan Martin Hernandez ont commis quelques erreurs individuelles dont deux coûtèrent un essai. Une passe interceptée pour le premier, dès la 7e minute, captée par Du Preez qui, malgré une bonne moitié de terrain à remonter, fila seul à l'essai ; Contempomi, imprécis ensuite, eut du mal à s'en remettre. Un ballon mal contrôlé devant ses vingt-deux mètres par le second, dont l'offrande atterrit en deux temps, trois passes et un mouvement impeccable vers le troisième ligne Rossouw sans opposition (40e). Entre-temps, les Boks avaient traversé tout le terrain dans la latéralité après avoir gratté un ballon côté droit à soixante mètres de l'en-but. Habana lobait Borges pour se servir lui-même le long de la ligne et marquer comme un prince (32e). Du très grand travail, à peine contesté par deux pénalités.

 

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Publié dans Sport

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