Interview de White
«Jake White, avez-vous craint l'élimination contre les Fidji ?
Il s'est produit quelque chose que je rappelle souvent. En rugby, seule la façon dont les joueurs réagissent à la pression compte vraiment. Vous avez beau tout préparer à l'avance, si les joueurs n'exécutent pas ce que vous avez prévu au moment précis du match, dans un contexte particulier, vous ne savez pas ce qui peut arriver. On l'avait vu avec les deux premiers quarts de finale. On a franchi ce cap. C'était l'objectif du match. Nous n'avons pas de blessés, nous avons inscrit cinq essais et nous avons une chance de gagner la Coupe du monde dans deux semaines. Vous pouvez critiquer, dire ce que vous voulez, qu'on a eu de la chance, que les Fidji auraient dû avoir gain de cause sur leur troisième essai, je suis bien à ma place, mieux que si j'étais à celle de mes collègues battus hier. Bravo aux Fidji, ils n'ont pas terminé deuxième de leur poule pour rien.
La préparation de la demi-finale sera-t-elle différente de la préparation de ce quart ?
Quelque soit l'adversaire, ce sera différent, mais je précise qu'on a fait de notre mieux. Personne n'a sous-estimé les Fidji chez nous. On sait qu'ils défendent bien, qu'ils résistent aux plaquages, qu'ils passent le ballon avant l'impact. Avoir mis cinq essais contre eux, c'est positif. J'insiste aussi sur la capacité qu'ont eu les joueurs à se concentrer à nouveau à 20-20, grâce à l'intervention de notre capitaine John Smit. C'est un match qu'on aurait peut-être perdu il y a six mois. Nos jeunes joueurs ont aussi offert des garanties.